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Miroir Politique (page 2)
Démographie et nutrition
Suite à mon problème de connexion internet je me suis retrouvé confronté à un autre problème: choisir le sujet de mon prochain article. Le week-end a été dense entre le clash Royal-Peillon, l'entrée fracassante de Patrick Sébastien en politique (sic), le congrès des maires, et j'en passe. J'ai finalement décidé d'écrire sur la sécurité alimentaire et le Sommet mondial qui a lieu depuis le 16, et jusqu'au 18, à Rome.
Au moment où plus d'un milliard de personnes souffrent de sous-nutrition dans le monde l'alimentation est en phase de devenir le premier problème de l'humanité. Jusque là les pays riches avaient considéré que ce problème concernait uniquement les pays pauvres, mais 2009 semble être l'heure de la prise de conscience. La FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) a donc décidé de réunir les grands dirigeants de ce monde pour leur arracher 44 milliards de dollars par an. Cette somme serait alors consacrée, si elle est versée, à l'aide aux pays en développement pour devenir autosuffisants au niveau alimentaire (actuellement seuls 7 milliards sont versés par an). Hélas, si un accord a été trouvé dès le début de ce sommet ,il ne fait pas mention d'une telle somme... Les précédents sommets sur le sujet avaient déjà tous aboutis à une impasse.
A noter que même si les pays riches donnent le change ils n'en attendent pas pour autant une avancée spectaculaire. Le seul chef d'Etat présent en personne est Silvio Berlusconi, le sommet ayant lieu à Rome (même si financé par l'Arabie Saoudite). Pour ce qui est de la France c'est Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture, qui a fait le déplacement.
Avant 2008 et les émeutes de la faim causées par la spéculation sur les matières premières 900 millions souffraient de sous-nutrition, ce chiffre a donc augmenté de 100 millions en 1 an et demi. Hormis ce constat inquiétant c'est la croissance démographique qui donne des sueurs froides aux pays pauvres, près de 9 milliards de bouches seront en effet à nourrir en 2050. Face à cela la FAO estime que notre production agricole se doit d'augmenter de 70%... Et cela sans compter les besoins supplémentaires dus aux agrocarburants.
La FAO envisage donc deux possibilités: améliorer les rendements des productions ou accroître les surfaces cultivées.
Seulement voilà, le réchauffement climatique ne touche pas que les esquimaux et de nombreux pays du Sud en sont déjà victimes en terme de sécheresse. L'Inde a par exemple vue ses récoltes diminuées de 20% à cause de cette sécheresse qui touche également de façon récurrente l'Afrique et l'Amérique latine. L'aspect ironique de ce problème étant bien entendu que l'agriculture est elle-même responsable de 33% des émissions de gaz à effet de serre. Mais il y a une autre ironie dans cette crise de l'alimentation. En effet, si une telle augmentation de notre production agricole est nécessaire, c'est à cause du développement des pays pauvres. En accédant à un certain niveau de vie des pays comme la Chine ont changé de régime alimentaire en consommant plus de viande, ce qui demande aussi une production agricole pour nourrir les bêtes.
Face à ce problème de taille les dirigeants politiques ont revus leurs espérances à la baisse, en 1996 ils voulaient réduire de moitié le nombre d'affamés pour 2015, aujourd'hui ils jugent cela irréaliste. En tous les cas cela révèle un aspect concret du problème que représente la hausse démographique constante de l'espèce humaine. Je finirai par une citation de Claude Lévi-Strauss puisque je ne lui ai pas encore rendu hommage ici:
"La population mondiale comptait à ma naissance 1,5 milliard d'habitants. Quand j'entrai dans la vie active, vers 1930, ce nombre s'élevait à 2 milliards. Il est de 6 milliards aujourd'hui, et il atteindra 9 milliards dans quelques décennies, à croire les prévisions des démographes. Ils nous disent certes que ce dernier chiffre représentera un pic et que la population déclinera ensuite, si rapidement, ajoutent certains, qu'à l'échelle de quelques siècles une menace pèsera sur la survie de notre espèce. De toute façon, elle aura exercé ses ravages sur la diversité non pas seulement culturelle mais aussi biologique en faisant disparaître quantité d'espèces animales et végétales".
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Arnaque participative
La démocratie participative, par le biais de débats participatifs comme ceux de Ségolène Royal ou par celui de débats publics sur Internet comme celui qui se tient actuellement sur l'Identité nationale a de quoi nous rendre soupçonneux. Mme Royal avait ouvert la voie à ce type de consultations citoyennes peu avant la campagne de 2007 avec ses débats participatifs et son jury citoyen. Le moins que l'on puisse dire est que cela provoqua un véritable tollé dans la sphère politique. "Populisme" pour Nicolas Sarkozy, "proposition extrêmement dangereuse" pour François Bayrou, "véritable recul de démocratie" pour Valérie Pécresse, Ségolène Royal avait tout simplement "franchi le mur du son dans la démagogie" selon Renaud Dutreil. Cette dernière citation résume d'ailleurs plutôt bien le fond de ma pensée au sujet de Ségolène Royal et de sa façon de voir la démocratie. Toujours est il qu'elle n'en a pas démordu et qu'elle a mis en place un jury citoyen sur la politique régionale contre le changement climatique en Poitou-Charentes. Pour ce qui est des résultats de ces débats on ne peut que douter de leur honnêteté. Rappelons nous des débats participatifs qu'elle avait organisé durant sa campagne, elle connaissait les résultats 48h après la fin des discussions et ceux-ci correspondaient justement à son programme présidentiel... Mais le fait qu'un débat, même illusoire, soit organisé donne il faut l'avouer une certaine crédibilité à l'action politique. C'est sans doute pourquoi le gouvernement s'y est mis.
Et oui le gouvernement reprend les recettes de Ségolène Royal ! Que voulez-vous quand ça marche pourquoi se priver ? Bien entendu cela ne s'appelle pas débat participatif mais "débat public" et ça concerne les nanotechnologies. Comme pour ceux de Mme Royal les résultats seront à interpréter avec soins, c'est i&e consultants (conseil en stratégie d'opinion) qui est chargé d'organiser le débat. Si ça vous dit quelque chose c'est normal puisque c'est la même boîte qui a fait parler d'elle dans l'affaire de la surveillance des profs. Le simple choix du prestataire montre bien que ces "débats" ne sont en fait qu'un moyen comme un autre de communication politique.
Pour ce qui est du débat sur l'identité nationale le gouvernement a fait le choix du net. Choix qui m'a d'abord paru assez risqué puisque le web n'est pas réputé pour être tendre avec le gouvernement. Ces derniers temps dès qu'Internet a mis son nez dans la politique le gouvernement s'en est sorti avec des fractures et on ne peut pas non plus dire que la blogosphère soit vivante à droite. Sauf que bien sûr il n'était pas question de laisser chacun s'exprimer avec une liberté totale. La modération sur un tel débat me semble évidemment logique pour éviter d'une part les propos racistes et d'autre part les interventions totalement hors sujet. Hélas au Ministère de l'Immigration "pas de débordements" signifie "pas d'opposition". Et là on ne peut que constater le manque de discernement d'Eric Besson qui devrait pourtant savoir que les internautes sont des individus très sujets à l'indignation. Quand "l'Edition spéciale" de Canal+ a révélé au grand jour cette censure j'étais devant ma télévision et je n'ai pas tout de suite été convaincu.Effectivement les journalistes ont envoyés 3 messages, un pro-sarkoziste publié et deux anti-sarkozistes passés à la trappe. Sauf que le premier des messages contre Sarkozy contenait le mot "xénophobie" lié directement au nom du Président... Dans ces conditions je comprends le pourquoi de la censure et me dit que le troisième message (ne contenant pas le mot "xénophobie") a été censuré car écrit sous le même pseudo. Du coup je m'essaye moi-même à ce petit test.
J'ai donc envoyé ce message sur le site officiel:
"Pour moi être français c'est porter les valeurs de ce que l'on appelle encore le pays des droits de l'Homme. C'est à dire être prêt à venir en aide à des personnes en difficultés même si, elles, ne sont pas françaises mais en situation irrégulière". Ici il n'est nul part question de Sarkozy en personne, ni d'injures au gouvernement. Je me contente d'évoquer l'épisode dramatique de Calais mais en le généralisant pour faire avancer le débat. Et bien ma contribution a elle aussi été censurée.
Cependant j'ai pu voir en parcourant les toutes dernières réactions que certaines sont (accrochez vous) critiques ! Mais celles-ci sont également vides de sens comme par exemple le message suivant: "chômage" rédigé sous le pseudo de chômage... Il semblerait donc que M. Besson ait décidé de laisser passé quelques messages anti-sarkozistes mais à condition bien sûr qu'ils soient sans intérêt.
Ces deux nouvelles expériences de la démocratie participative revue et corrigée par le gouvernement nous montre bien que cette vision de la démocratie n'est qu'un écran de fumée, nous donnant l'impression d'être entendu et considéré par un gouvernement qui, au fond, sait déjà dans quelle direction il ira. Et en plus de nous tromper, ce type de système donne une crédibilité aux décisions gouvernementales qui apparaissent alors acceptées par les citoyens. Il convient donc sans doute de remercier Ségolène Royal, de la part de tout le gouvernement, pour leur avoir offert ce magnifique jouet électoral. Cette arnaque à laquelle chacun peut participer du moment que c'est dans le camp des victimes.
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Le Rap et ses polémiques
Ces derniers jours on entend beaucoup parler de Morsay, un "rappeur" underground qui est bien connu du web et s'offre maintenant une plus grande tribune. Du coup, j'en profite pour revenir sur le Rap à travers ses polémiques.
Dès les débuts du Rap en France on a eu droit à divers scandales, notamment autour du groupe NTM, et au fond c'est sûrement grâce à ces coups médiatiques que le Rap a pu se développer. Le problème c'est qu'en parallèle ces polémiques ont véhiculées une image caricaturale (télé oblige) et très simpliste du Rap. Pour beaucoup de français les rappeurs sont donc tous des écervelés criant des insultes sur des sons assourdissants et roulant en twingo tuning (en attendant de pouvoir s'acheter une Mercedes). Pourtant le Rap c'est bien plus que ça. Certes, des rappeurs célèbres comme Joey Starr ont montré que le Rap acceptait de porter en son sein des personnes qui réduisait son image aux clichés made in TF1, mais ils ne représentent qu'une minorité du monde du Rap français. En fait ceux qui ridiculisent ce genre musical sont un peu comme la surface d'un iceberg: même si la partie immergée est plus importante, on ne voit qu'eux. Ou du moins on ne nous montre qu'eux.
Cela dit toutes les polémiques ne portent pas sur la stupidité et la violence que l'on impute (à tort ou à raison) au Rap. Trois exemples de polémiques plus ou moins récentes qui ont entaché le Rap alors qu'elles n'étaient pas justifiées. Premièrement l'affaire Sniper:
En 2004 Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, attaque le groupe Sniper en justice pour incitation à la haine au sujet du morceau "La France" (sorti en 1999). Au final ils obtiennent une relaxe étant donné que les phrases avaient été sorties de leur contexte. L'exemple le plus clair étant la phrase "à croire qu'il faut brûler des voitures" prononcée alors que le groupe dénonce le manque d'écoute envers les jeunes défavorisés. Et bien cette phrase était devenu pour Nicolas Sarkozy mais aussi pour l'ensemble des médias: "il faut brûler des voitures". Évidemment vu sous cet angle le Rap aurait du soucis à se faire... J'en profite au passage pour vous faire écouter le morceau "Jeteur de pierre" de Sniper qui montre que les rappeurs savent écrire (sorti en 2003):
Deuxième exemple: Orelsan, récemment élu meilleur artiste français pour les MTV EMA.
Dans son cas je comprends que certains puissent y voir des propos inadmissibles, il faut dire qu'Orelsan joue dangereusement avec la libre interprétation de ses spectateurs. Son morceau "Sale pute" a été taxé de sexisme violent et je conçois que pour une personne non habituée au Rap ce soit ce qui ressorte du clip. Seulement quand on a déjà écouté pas mal de Rap on voit bien que comme beaucoup de rappeur (Sinik par exemple) il se met tout simplement dans un rôle. Ici il joue clairement le rôle d'un amoureux désespéré qui a transformé sa déception en haine. D'ailleurs il l'a dit à plusieurs reprises, ce texte est à prendre au second degré et ne reflète pas du tout sa pensée réelle mais bien celle du personnage de son clip. Là encore les politiques et les médias donnent une vision assez biaisée du Rap, exception faite de Frédéric Mitterrand qui y a vu une liberté artistique. Les explications du rappeur à l'AFP:
Et enfin mon troisième exemple: Morsay.
Il s'était fait remarquer sur le net avec ça:
Un grand nombre de geeks du forum de jeuxvideo.com s'étaient alors ligués contre lui en se faisant appeler les "noélistes" et en postant des caricatures sur le net. Le clash entre les deux clans avait vite dégénéré puisque si le but premier des "noélistes" était de tourner le groupe de Morsay au ridicule, ce n'était pas celui des militants d'extrême droite qui les ont rejoint pour exposer leurs idées. Voilà donc comment le fameux Morsay a commencé son parcours de "rappeur". Aujourd'hui il se paye même des pages dans les journaux nationaux avec son dernier clip "40 meufs":Outre le fait que ce clip soit une honte pour le Rap (car là il s'agit bien d'une série d'insultes) il en est aussi une pour le web et ça fait donc deux cibles de choix pour les politiques habitués de ces combats. Sauf qu'une fois de plus cette polémique ne concerne en rien le Rap mais uniquement Morsay. Déjà car Morsay n'est pas un rappeur reconnu dans le sens où il n'a pas de maison de disque mais aussi dans la mesure où il fait cela uniquement pour faire tourner son business:Et oui en plus de constater que l'illettrisme sévit encore en France on peut également comprendre que ce cher Monsieur qui jusque là vendait ces disques et ces T-shirts aux puces de Clignancourt a décidé d'augmenter un peu son bénéfice avec un bon coup de promo.
Bref vous l'aurez compris je trouve le procès fait au Rap assez injuste alors que si on voulait vraiment s'en prendre au Rap il y aurait de quoi faire. Notamment en ce qui concerne l'image bling-bling donnée par certains (Booba pour ne citer que lui) et l'homophobie très présente chez beaucoup de rappeurs et qui n'a étrangement pas soulevé de polémique.
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Pétition pour que Jean Sarkozy renonce à l'EPAD
Il a 23 ans et est en 2éme année de fac de droit (il prend son temps). Aujourd'hui, il est pressenti pour prendre la tête de l'EPAD et gérer le quartier d'affaire de la Défense. Personne ne doute que la campagne de Neuilly lui a appris à faire de la politique (et notamment à trahir ses amis), mais cette acenssion trop fulgurante me fait craindre que l'avenir de la nation se brûle les ailes.
Que feront nous en 2017, quand Nicolas Sarkozy ne pourra plus être élu, si son cher fils ne peut pas le remplacer ? Comment pourrions nous survivre sans un Sarkozy à la tête de l'État ?
Alors si comme moi vous voulez protéger l'avenir de la France, signez la pétition visant à protéger Jean Sarkozy des vautours de la Défense.(cliquez sur la photo)
J'en profite pour fêter les 6 mois de mon blog !

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Le Syndrome du Titanic
La bande-annonce avait beau prévenir sur les thèmes du "Syndrome du Titanic", ce changement de message de la part de Nicolas Hulot en a surpris plus d'un. Une partie des écologistes français le jugeaient trop calme, son film "Le Syndrome du Titanic" marque aujourd'hui la radicalisation de son discours sur la question de l'urgence écologique.
Sa caméra ne se tourne presque plus vers les paysages en dangers, préférant filmer la pauvreté et la misère pour les comparer au consumérisme des riches. Les images chocs et les phrases lourdes et banales ont remplacées les démonstrations scientifiques et réfléchies. Le discours, oscillant entre mise en garde et dénonciation, affiche clairement ses prétentions de critique sociale. On découvre finalement dans ce film un Nicolas Hulot plus anti-capitaliste qu'écologiste (j'y reviendrai), dressant un constat plus social qu'environnemental. La bande-annonce du film montre d'ailleurs clairement ce changement, on y entend Hulot se plaindre tour à tour du progrès, de la standardisation des modes de vie, du monde virtuel, des inégalités. Et une fois son plaidoyer alter-mondialiste terminé, il se place lui-même en tant qu'enfant de "cette société" qui doit s'efforcer d'avancer malgré tout.
Alors l'animateur de TF1 s'est il réellement radicalisé ? En tout cas il le nie fermement: "Ce n'est pas moi qui me suis radicalisé, c'est la situation" ajoutant "je me suis d'abord beaucoup penché sur la dimension écologique, je n'ignorais pas la dimension humaine, mais j'ai pris conscience, il y a deux ou trois ans, avec les crises qui se sont succédé, que tout était imbriqué". Au fond, il nous explique que son film est une réaction à chaud suite à des événements trop récents pour qu'on puisse prendre le moindre recul...
Mais du côté de ses amis, le son de cloche est tout autre. M. Besset, ancien journaliste du Monde et aujourd'hui député européen d'Europe-Ecologie, rappelle que "la radicalité que d'aucuns feignent de découvrir est déjà toute entière présente dans les cent premières pages du pacte [écologique de 2007]". Et du côté de la fondation de Nicolas Hulot un nouveau projet baptisé "Evolution : chapitre 2" est en route. Celui-ci ayant pour but "d'oser un autre monde".
Pour ses opposants écologistes, le penchant radical de Nicolas Hulot ne fait même plus débat. Daniel Cohn-Bendit estime que "dire qu'il y a urgence, cela ne veut pas dire qu'il faut imposer. Le danger d'un certain argumentaire de la radicalité écologique, comme de la radicalité sociale, c'est de mettre entre parenthèses la démocratie. C'est le même problème que pose Olivier Besancenot".
Cette déclaration de Cohn-Bendit m'a de suite inspiré deux réactions.
Premièrement au sujet de cette façon "d'imposer" son discours qui peut pourtant être contredit sur certains points, notamment au niveau des moyens à mettre en œuvre. Dans ce film ce qui marque le plus, plus que les messages chocs et les images violentes, c'est cette façon de présenter ses idées comme la vérité absolue. Je ne considère pas le réchauffement climatique comme un mensonge, loin de là, mais cette "évidence" du réchauffement justifie-t-elle de considérer également comme une évidence toutes les propositions de M.Hulot ?
Deuxièmement, chose intéressante, le rapprochement fait par DCB entre Hulot et Besancenot. Comme je l'ai écrit plus haut, le "Syndrome du Titanic" nous montre un Nicolas Hulot clairement anti-capitaliste, et ce n'est pas un hasard si j'ai employé ce terme. Il se trouve que le présentateur d'Ushaïa a rencontré à plusieurs reprises (selon Nicolas Domenach) Olivier Besancenot pour échanger leurs points de vue. Alors est-ce Besancenot qui veut se mettre au vert ou Hulot qui veut se mettre au rouge ? Personnellement je penche pour les 2 hypothèses.
Nicolas Hulot serait donc anti-capitaliste ? Voila qui explique beaucoup de choses... Il s'est toujours fait une spécialité de faire ce qu'il ne veut pas que l'on fasse sur le plan environnemental (avion de chasse, hélicos, Paris-Dakar), donc son attitude aurait dû nous montrer sa tendance anti-capitaliste !
Ses sponsors: EDF, Vinci, Norauto, Rhône-Poulenc, l'Oréal, SNCF, France Telecom. Ainsi, comme Jean-Pierre Coffe qui fait de la pub pour le hard-discount ou encore Besancenot dont la femme est une éditrice richissime, Nicolas Hulot aime la contradiction. Chose qui n'est que confirmée quand on observe son empire personnel (il ne dirige rien mais touche des droits sur chaque vente et peut refuser la mise sur le marché): gels douches, déodorants, sacs à dos, lunettes de soleil, serviettes de bain, pull-overs, montres, émission de télé à succès, chaîne diffusée par satellite, magazine, jeu de société, best-sellers et j'en passe. Evidemment avec de tels sponsors et de telles activités financières comment pourrait il ne pas être opposé au capitalisme ?
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